je serai Macbeth © Philippe Houssin
La Femme aux allumettes
© C. Grandguillot
Hadi et Claire entrent dans la malle
Une Veillée singulière
© P. Cafiero
L'Anthologie du Théâtre d'objet
© B.Pelletier
KA-O poème mouvementé
© P.Servius
La répétition : une Odyssée
© A.Mellon
Le Journal d'Antigone
© S. Boffredo
Curieuses !
© S.Boffrédo
Opéra Bouffe
© Droits réservés
Shakespeare / Perrault
© S.Boffredo

De mémoire de cie

Parce qu’ils font partie de nous,
parce que nous avons toujours plaisir à les retrouver,
voici les spectacles que vous ne verrez plus.


JE SERAI MACBETH

2014
Tout public à partir de 10 ans

jeseraimacbeth

© P. Houssin

Les trompettes d’une grande bataille éclatent derrière le théâtre. Deux hommes blessés sont repoussés sur scène. Ils barricadent les accès du plateau avec ce qu’ils ont trouvé de décors entreposés en coulisse.

Le plus petit hurle vers la coulisse :
- Je veux faire Macbeth en théâtre d’objet ! Je veux jouer sur une grande scène, et pas à la MJC. Je veux de la lumière de théâtre, je veux des trompettes, je veux de la fumée. Je veux jouer Macbeth en petit dans le grand théâtre ! Vous pouvez nous encercler, vous pouvez nous enfumer comme des renards, je serai Macbeth ! Et s’il faut mourir, je mourrais sur scène. Le petit théâtre a les mêmes droits que le grand théâtre !

Le grand gars, tout en noir, installe les scènes suivantes, pendant que le petit braille. Le grand veut bien faire tout ce que lui demande le petit, mais de là à faire tous les morts de la tragédie…

JE SERAI MACBETH est le désir de Christian Carrignon de voir se jouer devant nos yeux la tragédie de Shakespeare avec chevaux, soldats, forêt et château fort made in china – une maquette en quelque sorte, Macbeth en quelques scènes de Théâtre d’objet.

Et il n’est pas dit que le petit théâtre n’a pas les capacités de foutre la trouille comme le grand !

Distribution
Texte Christian Carrignon, d’après Macbeth de William Shakespeare / Mise en scène Christian Carrignon
Direction d’acteurs Katy Deville / Jeu Christian Carrignon et Paolo Cafiero / Assistanat, création lumière et régie Paolo Cafiero / Régie plateau Marie Carrignon / Affiche, Photographies © Johann Hierholzer – Philippe Houssin / Remerciements à Annie Point

Mentions obligatoires
Association Filentrope / Festival MiMa, Mirepoix (09) - L’Estive, Scène Nationale de Foix et de l’Ariège, Foix (09) - MCNN / Centre de création et de production de Nevers et de la Nièvre, Nevers (58) - Théâtre du Fon du Loup / Centre Régional des Arts de la Marionnette, Carves (24) - Association Nova Villa / Festival Méli’Môme, Reims (51) - Petits et Grands / Festival Jeune Public, Nantes (44)


LA FEMME AUX ALLUMETTES

2012
Tout public à partir de 8 ans

scotchfemmeallumette

© C. Grandguillot

Telle une archéologue, Katy Deville part à la recherche de traces déposées dans sa mémoire par les mots d’Andersen.
Et c’est en les suivant, pas à pas, dans la neige, que Katy retrouve sa grand-mère lorsque celle-ci lui lisait le conte d’Andersen : un mètre en bois, une boîte d’allumettes, un sapin miniature, une scie, une paire de chaussures, une dinde rôtie et un mouchoir bien utile lorsque les émotions nous surprennent…

Le blizzard souffle, le chant affleure. Et avant que la troisième allumette ne s’éteigne, on aurait presque envie de se blottir dans les bras de la grand-mère pour écouter, une fois encore, l’histoire de la petite-fille.

Distribution
Un projet de Katy Deville avec la complicité de Gyula Molnàr
Jeu Katy Deville / Écriture & mise en scène Christian Carrignon / Musique Philippe Le Goff et Géraldine Keller / Musique additionnelle extrait de l’album «Twelve Tales from Abbey Road» – Shortcuts / Lumière Bertrand Blayo et Viviane Vermignon / Régie Viviane Vermignon / Costume Fanny Mandonnet / Construction Paolo Cafiero

Coproductions et partenariats
Théâtre Massalia – Marseille, Scènes et Cinés Ouest Provence – Théâtre de Fos sur Mer
En partenariat avec Théâtre Gérard Philipe, Scène conventionnée – Frouard
Avec le soutien de Regards et Mouvements, Hostellerie de Pontempeyrat


UNE VEILLEE SINGULIERE

2010
Tout public à partir de 8 ans

Une veillée singulière

© P. Cafiero

Sur scène, il y a une grande malle. Elle est fermée.
Claire et Hadi ne se sont pas revus depuis 25 ans.
Ils veulent savoir ce qui s’est passé ce fameux 14 juillet 1984.
Ils se retrouvent ce soir pour ouvrir la malle.

Cette malle contient les souvenirs de leurs vacances d’été passées au Domaine aujourd’hui disparu et les bricolages fabriqués avec Papy-Tonton, un préhistorien.
Lego, petites voitures, objets en plastique, paquets de pâtes Lustucru, vieux disques de jazz, les objets s’animent pour créer de véritables scènes de cinéma. Les objets remontent le temps et racontent le secret de Papy-Tonton : un passage qui mène à la plus belle des grottes peintes jamais découverte…
En sortant du spectacle, il n’est pas impossible que cet air de Duke Ellington vous trotte encore dans la tête et que vos enfants vous demandent comment apprendre à faire du feu comme leurs arrière, arrière, arrière… grand-parents.
Christian Carrignon

Distribution
Écriture Christian Carrignon / Mise en scène Christian Carrignon avec la complicité de Katy Deville et assisté de Paolo Cafiero / Jeu Hadi Boudechiche et Claire Latarget / Costume Nina Langhammer / Création lumière Sébastien Boutry-Loubié / Régie Mathieu L’Haridon / Construction du gradin Patrick Vindimian / Affiche Benoît Pelletier – Diabolus

Coproductions et partenariats
Théâtre Massalia – Marseille, Par les villages, L’Yonne en scène – Auxerre ; En partenariat avec Le Cratère, scène nationale – Alès, L’Arche, scène conventionnée – Bethoncourt, Festival A pas contés – Dijon, Communauté de communes de l’Ernée, Théâtre d’Evreux-Louviers, scène nationale – Evreux, Scènes et Cinés Ouest Provence – Fos sur Mer, Théâtre Gérard Philippe, scène conventionnée – Frouard, Eclats de scènes – Mondragon, Le Théâtre, scène nationale – Narbonne, Très Tôt Théâtre – Quimper, Festival Méli’Mômes – Reims


LA FRÉTILLANTE

2013

Carriole

© L. Alussi

Dans le cadre des « Grandes carrioles de la Friche »
initiées par les Grandes Tables
lors de Marseille-Provence Capitale européenne de la culture

Le projet propose de revisiter le principe de la cuisine de rue à des « créateurs de l’extraordinaire ». Un processus croisé et partagé, réunissant des chefs cuisiniers et des concepteurs, chargés de penser conjointement l’imaginaire, le fonctionnement et les productions culinaires des Carrioles. Chaque concepteur de Carriole est associé à un chef. Chaque machine a sa spécificité esthétique et gastronomique.

Distribution
Artiste Christian Carrignon
Chef Sonia Ezgulian
Construction Benoît Fincker, Patrick Vindimian, Mathieu L’Haridon


LE GRAND BAVARDAGE

Dimanche 22 septembre 2013

Legrandbavardage

© P. Cafiero

Dans le cadre de « Métamorphoses » initiées par Lieux Publics
lors de Marseille-Provence Capitale européenne de la culture

Sur La Canebière, un vaste banquet artistique convie plus de mille personnes à une tablée de trois cents mètres de long. Artistes et compagnies marseillaises en font vivre chacun une partie, invitent à leur table, la transforme en scène ou en tréteaux. Les spectateurs, convives de ce banquet atypique, passent d’une table à l’autre écouter les saveurs contées par nos artistes bavards, dont l’ensemble compose une partition foisonnante, dans un joyeux chaos. Happenings, joutes théâtrales, contes orientaux ou des Comores, chant lyrique ou populaire, le Grand bavardage mêle 20 spectacles, créations d’artistes partageant la Canebière transformée en table géante, qui rendent hommage avec les mots aux saveurs de la table.
Dans le haut de la Canebière, le Théâtre de cuisine invite les spectateurs à prendre LA photo officielle.

Distribution
Avec Christian Carrignon, Katy Deville, Hélène Fontelle, Corinne Nobileau
Construction Christian Carrignon


CIRC

2012 – Tout Public

Écriture collective

scotchCIRC

© Droits réservés

Petite forme de Théâtre d’objet pur sucre pour une voiture, deux valises, des rideaux rouges, deux femmes.
Il serait question de deux femmes devant nous. Elles veulent commencer le spectacle, sauf qu’elles attendent les camions, les artistes, la lumière, la musique. Et rien n’arrive. Et pourquoi ?
Elles décident de nous montrer quelques numéros avec ce qu’elles ont dans leurs deux valises. Ce sera du cirque fait à la main. Une maquette de cirque, si l’on veut.
Ou du théâtre d’objet.

Distribution
Avec Katy Deville et Lilian Matzke

Production
Théâtre de Cuisine


C’EST ENCORE LOIN ?

2009 – à partir de 10 ans d’âge poétique

Mise en scène Katy Deville

scotchnosidentites

© A. Mellon

Toi, moi, nous, tous et toutes, on est de « fabrication » originale.
Notre identité culturelle est partout ; 
Elle est dans notre façon de marcher, de rire, de danser, de pleurer. Elle se métamorphose selon l’endroit où l’on se trouve, elle se moque des lieux et des dates et apparaît toujours quand on ne l’attend pas. Elle est plusieurs et un à la fois. Elle nous donne du mal, elle nous fait du bien. Elle a envie qu’on parle d’elle.

C’est pour cela qu’on s’est réunis Louisa, Patricia, Benoît, Fanny, Christian et moi ; c’est pour vous parler de ce qui poussent sous nos pieds : les racines. Nos racines réelles ou inventées qui nous aident à nous tenir debout, à nous fixer quelque part, quelques temps…

C’est donc l’histoire de deux jeunes femmes qui ne savent pas où elles habitent, à Marseille ou là-bas.
 Être de deux endroits à la fois, comment cela peut se dire ? 
En remontant à la source, elles nous ouvrent la porte aux souvenirs, celle du pays de l’enfance que nous transportons partout où nous allons.
Elles nous parlent aussi d’aujourd’hui et de cet aller-retour entre là-bas et ici.
Devant nous, elles tracent leurs territoires du corps, établissent une cartographie du cœur, pleurent en dedans, rient au-dehors.

Ce n’est pas tout à fait l’histoire de Patricia et Louisa. 
C’est peut-être la nôtre.

Katy Deville

Distribution
Texte 
Christian Carrignon
Scénographie 
Benoît Fincker
Chorégraphie et avec
 Louisa Amouche et Patricia Guannel
Costumes
 Fanny Mandonnet

Musique
Saxophone, clarinette : Robin Fincker ; trompette : Alex Bonney ; voix : Jeanne Added ; piano préparé : Fred Thomas ; contrebasse : Johnny Brierley ; batterie : Dave Smith

Mentions obligatoires
Coproduction Théâtre de Cuisine, Théâtre Massalia – Marseille, le Théâtre de Fos sur Mer, scènes et cinés Ouest Provence
En partenariat avec le Festival « A pas contés » – Dijon, le Vélo Théâtre – Apt
Avec le soutien de la Drac Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Ville de Marseille


LA RÉPÉTITION : UNE ODYSSÉE

2007 – à partir de 10 ans d’âge poétique

Mise en scène Christian Carrignon

ScotchrepetitionOdyssee

© A. Mellon

Une troupe de théâtre monte l’Odyssée :
Un voyage qui dure 10 ans …
Et nous en sommes à 10 jours de la première !
Exceptionnellement
nous ouvrons notre séance de répétition
à un public de curieux.

Revenez dans 10 jours !

« La répétition : une Odyssée »

Dans le titre il y a deux choses :

1-L’Odyssée, relue avec mes yeux qui savent très bien lire la perte.
Être perdu après avoir connu le paradis d’Ithaque, la royauté, l’amour de Pénélope.
Ou le paradis imaginaire de sa propre enfance.
Nous portons notre paradis perdu.

2-La répétition,
- Il y a : un Metteur en Scène qui court de la salle à la scène, plein de fiches qui volettent.
- Il y a : un Régisseur, dans son Olympe.

Dans un spectacle, on ne voit pas le régisseur.
Dans une répétition on le voit.

- Il y a : une Comédienne et un Comédien sur scène.
Ils jouent dans le désordre, des séquences déjà en place, et d’autres qui sont encore dans le brouillard de la répétition.

- ça va ! Il reste 10 jours …

- Combien ? Catastrophe !

Christian Carrignon

Distribution
Assistant à la mise en scène 
Paolo Cafiero
Jeu
 Dominique Chevallier, Katy Deville, Jean-Serge Dunet et… Hélène Cianferani
Régie 
Sébastien Boutry-Loubié

Mentions obligatoires
Coproduction Théâtre de Cuisine, Théâtre Massalia – Marseille
En partenariat avec Festival Théâtre A Tout Age, Très Tôt Théâtre – Quimper, Théâtre de Lunéville – Lunéville, Forum Jacques Prévert – Carros, Festival Méli’Mômes – Reims
Avec le soutien de Drac Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Conseil général des Bouches-du-Rhône, Ville de Marseille
Dans les lieux amicaux du Théâtre des Ateliers – Aix en Provence, de la Maison des Comoni – Revest Les Eaux, du Théâtre de la Minoterie – Marseille et de la Friche – Marseille


LES CLEFS DU THÉÂTRE

2008 – à partir de 10 ans

Mise en scène 
Christian Carrignon

Comment ça marche le théâtre ? En s’appuyant sur le spectacle «L’Anthologie du théâtre d’objet», Christian Carrignon et Paolo Cafiero permettent d’assister au processus de création.

L’équipe arrive dans la classe, avec une malle. Dans la malle, il y a une maquette du théâtre faite en boîtes de gâteaux. La maquette est assemblée, les yeux se perdent de la scène à la salle, de la loge aux dessous du plateau…

Sur notre minuscule scène, Paolo monte la scénographie du spectacle, les fils rouges grimpent aux cintres, le rideau rouge se déploie, les ampoules de lampe de poche s’allument… Ça marche en tout petit. Ils expliquent avec quelques bouchons leurs positions respectives, celle de Paolo, celle de Christian, celle des élèves, futur public, et aussi la position de ceux qu’on ne voit pas, les techniciens, la directrice ou le directeur… Et pourquoi le Roi Lear traverse tout le spectacle comme un fil rouge. La dramaturgie est de la première importance dans une œuvre en apparence morcelée.

Démonter la structure d’une pièce, dévoile le théâtre et reconstruit dans la tête.

Christian Carrignon

Distribution
Jeu Paolo Cafiero et Christian Carrignon


KA-O, POÈME MOUVEMENTÉ

2006 – à partir de 4 ans

Texte et mise en scène Katy Deville

C’est l’histoire d’un commencement
D’un commencement confus de toute chose,
D’un commencement du mystère de la vie.
Le grand architecte joue de la contrebasse, la jeune femme danse.
La scène devient territoire d’invention et de jeu ;
Au début, il n’y a pas de rond, pas de carré,
Pas de petit, pas de grand, pas de haut, pas de bas.
Les choses n’ont pas encore de nom,
Elles « ignorent même qu’elles existent »
Alors, avec du bleu, du rouge,
Avec des sentiments
Avec des objets pensés
Le grand architecte et la jeune femme
Déploient toutes sortes d’idées
Et s’inventent une création du monde à leur façon.
Sans trop de mots, juste ce qu’il faut.

Distribution
Danse et chansons Joëlle Driguez
Avec Joëlle Driguez et Bastien Boni
Musique Bastien Boni
Scénographie Patrick Vindimian
Costumes Fanny Mandonnet
Lumières Erwann Collet
Régie Bertrand Blayo
Objets Christian Carrignon


ANTHOLOGIE DU THÉÂTRE D’OBJET

2006 – tout public

Mise en scène 
Christian Carrignon

Les stages que je donne m’aident à avancer. J’ai vu de très belles scènes de théâtre d’objet, inventées par de jeunes comédiens.
Alors m’est venue une idée. 
J’ai repensé à l’histoire du théâtre d’objet. Il y a des scènes qui font date. Cette anthologie est dédiée aux gens que j’ai rencontrés en stage.

Au sol : le rideau rouge et or du théâtre
Dessus, un homme habillé en théâtre : chemise rouge, pantalon noir.
 Le rideau est maintenu tendu au sol par des ficelles bien rouges : c’est un tapis à théâtre d’objet.
Des seaux en plastoc bien colorés font contre poids au plafond.
Ils descendent le long des ficelles comme dans une quincaillerie.
Ca c’est l’aspect scénographique, c’est très joli.
Pour le contenu dramaturgique, chaque seau contient un grand poète du théâtre d’objet :

- Agnès Limbos,
- Katy Deville,
- Manarf,
- Vélo Théâtre,
- Julio Molnàr,
- Sandro Libertini,
- Francesca Bettini,
- Jean-Pierre Larroche,
- Briciole,
bien tassés …

Car l’homme rouge et noir va rejouer 
les grandes scènes du théâtre d’objet.

Distribution
Jeu Paolo Cafiero, Christian Carrignon
Scénographie Patrick Vindimian


LE JOURNAL D’ANTIGONE

2005 – à partir de 12 ans

Mise en scène Katy Deville

Pièce chorégraphique en trois mouvements inspirée du « Journal d’Antigone », « Œdipe sur la route » et « Antigone » d’Henri Bauchau.

Ce n’est pas une pièce de théâtre. 
Ce n’est pas une adaptation d’un roman.
C’est un projet inspiré du « Journal d’Antigone », qu’Henri Bauchau écrit pendant la naissance de son roman « Antigone ». 
C’est une pièce chorégraphique qui met en mouvement la distance entre l’écrivain (son journal) et ses romans : « Œdipe sur la route » et « Antigone ». Comment entrer en résonances avec ses écrits ?
 L’écriture d’Henry Bauchau suscite en moi un désir immense, désir de transmettre, désir de dire oui à celle qui dit non : Antigone.

Étais-je, suis-je, serais-je Antigone ? 
Il y a un va-et-vient incessant entre ce que je suis dans mes actes aujourd’hui et l’adolescente que j’étais.
Antigone nous tend le miroir de l’adolescence sans complaisance, mais avec générosité.

Entre le mythe de Sophocle et le roman d’Henry Bauchau aujourd’hui, la présence de cette jeune fille nous invite toujours à nous interroger …
Quel sens à notre vie ?
 Sommes-nous là pour construire une cité ?
 Y vivre ? La détruire ?
 Sommes-nous là pour vaincre ou vénérer un Dieu ?
 Sommes-nous là pour haïr, pour aimer ?
 Chacun, à sa manière, nous raconte la vie.
Dans ce récit, de l’endroit où il se trouve, de ce qui le compose, chaque être tient a place (son rôle ?) comme il peut, parfois avec toute la générosité dont il est capable, parfois avec la colère qu’il ne peut retenir.
Antigone est la plus radicale ; elle va jusqu’au bout de ses choix, et c’est cette intégrité qui la rend si passionnante, si présente aujourd’hui.
Comme un cycle de la vie, comme un retour à l’espérance, Antigone est toujours là. Elle nous transmet une connaissance du monde, une approche de nous-même. L’Antigone d’Henry Bauchau crée son propre rituel au fil de son voyage ; elle est un corps avant tout, qui se laisse traverser par les évènements, son corps accepte ce qui lui arrive avant de pouvoir le nommer. Elle crée sa propre danse. Antigone danse.
 Les mots d’Henry Bauchau vont au-delà de leurs apparences et c’est cet au-delà que je vais tenter de rendre visible sur scène.

Distribution
Chorégraphie Joëlle Driguez
Avec Louisa Amouche, Patricia Guannel, David Defever, Jean-Serge Dunet
Musique originale Philippe Le Goff
Lumière et scénographie Erwann Collet
Couture Claire Joly
Machinerie Patrick Vindimian
Régie Bertrand Blayo
Objets Véronique Blaison


LA CAVERNE EST UN COSMOS

2003 – spectacle pour adultes

Mise en scène 
Christian Carrignon

Deux petits C aux extrémités de l’infini. Le micro et le macro se regardent, s’assemblent pour former le zéro (o), le cercle, la figure parfaite …
Le Théâtre de Cuisine est heureux de vous présenter Chlowek Czmarti qui fait du théâtre d’objet sans le faire exprès. Il vous attend sous sa tente ronde (49 personnes seulement, pour d’obscures raisons de numérologie).
Asseyez-vous dans la yourte, blanche comme l’aube du monde, sur des coussins d’Orient, autour de l’homme et de son tas de sable.

Il est en rouge, comme c’est normal par là-bas. Ses mains cachent de faibles ampoules. Elles projétent au toit de la tente les ombre démesurées d’animaux en plastique achetés dans l’ancien bazar sovietico-musulman. Tout un bestiaire des origines du monde émerge du tas de sable, rampe et hurle autour d’une minuscule yourte en papier … Le chaman scande dans sa langue des murmures de braise qui ressemblent à une légende oubliée. Parfois on comprend ce qu’il dit malgré son accent, et c’est l’histoire de l’homme en plastique planté dans le sable :

Je te dis :
 Tu étais le berger de la Terre
Et tu as voulu être le maître
Le feu en bouche
La mort sous tes semelles
Je te dis :
 Tu portes le feu
Oh oui le feu …

C’est désarmant de naïveté, ou alors de sagesse trop forte pour nous. Mais quelle attitude prendre face à l’étrange ? 
L’homme danse et chante. Tout sert à sa magie, même ses pauvres objets cassés. Et l’on ne sait jamais s’il rit de nous ou s’il rit du monde.

C’est une cérémonie ancestrale ou un spectacle de 50 minutes ? C’est l’histoire de l’Humanité, origine et fin !

Distribution
Avec Christian Carrignon, Georgios Karakantsas
Merci à Claire Latarget, Sébastian Boutry Loubié, Isa Guien, Alfred El Roubi, Sud Side


CURIEUSES !

2002 – à partir de 10 ans

Mise en scène Katy Deville

Libre adaptation de “Barbe-bleue ” de Charles Perrault

« Il était une fois … un plateau nu, sombre : un ring en attente.
 Les combattants de chaque côté. Et la trace à la craie d’un corps au centre. 
Comme si tout était joué. 
D’un côté, il y a deux femmes, très belles.
 L’une passe sa longue robe rouge, couleur d’amour et de mort, l’autre danse dans la diagonale du ring. Mais ce n’est pas l’arbitre, simplement Anne, ma sœur Anne. De l’autre, il y a l’homme qui passe sa très fausse barbe bleue, il feuillette l’album photo de ses conquêtes.

C’est l’histoire de Barbe-bleue vous l’avez compris.
 On reconnaît l’histoire sur scène, mais comme à chaque fois au Théâtre de Cuisine, elle est mis en pièces. 
Et les pièces nous sont restituées par Katy Deville, metteur en scène, et Joëlle Driguez, chorégraphe, dans un désordre subtil qui donne au conte, un point de vue de ses différentes femmes.
 Si nous sommes loin de la première période du Théâtre de Cuisine, il plane toujours dans la déstructuration du récit, le parfum inimitable du théâtre d’objet. Il était une fois … »

Schlezwig Zcmarti

Distribution
Avec 
Louisa Amouche, Jean-Marc Fillet, Patricia Guannel
Régie 
Bertrand Blayo, Sébastien Boutry-Loubié
Costumes
 Sophie Desbordes
Musique originale 
Philippe Le Goff
Sculpture et objets 
Hatem Akrout
Réalisation des objets 
Véronique Blaison
Création Lumière
 Erwann Collet
Miroir et table 
Patrick Vindimian

Mentions obligatoires
Coproduction Théâtre de Cuisine, Théâtre Massalia – Marseille, Très Tôt Théâtre – Quimper, C.A.C, centre culturel de Briec, Méli’môme – Reims
Avec le soutien de Drac Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Conseil Régional Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Ville de Marseille, La Ferme du buisson – Marne La Vallée, Théâtre Athénor – Saint-Nazaire
Remerciements au Théâtre du Séchoir – La Réunion, Le Théâtre de La Minoterie – Marseille


SHAKESPEARE / PERRAULT

2001 – A partir de 8 ans

Mise en scène 
Christian Carrignon

Il était deux fois …
Shakespeare, Perrault, ces deux-là, complotent dans l’ombre. 
Etrange alliance, leur territoire est la forêt, le poignard leur instrument. 
Ils parlent de complots à la chandelle, de demeures protectrices, de la pire des morts :
Celle donnée pendant le sommeil …
Il jetèrent dans l’arène leurs héraults, Macbeth et le Petit Poucet.
 Les spectateurs sont au plus proche de la rencontre.
 Les murmures glissent dans les oreilles, les chevauchées font trembler l’arène.

Les Bottes et la Couronne

Entre le Petit Poucet et Macbeth rôde la terrible et fascinante histoire du Pouvoir.
 Ainsi, l’enfant devient adulte en traversant les épreuves de la nuit, et au matin il vole les bottes de l’Ogre. Macbeth devenu roi par le poignard, perd sa couronne en même temps que sa tête. 
L’ aventure de ce spectacle, c’est d’inventer les souterrains qui relient les histoires entre elles.

Montreurs de Contes

Les deux comédiens sont des montreurs de contes. Ils tiennent bien à distance leurs héros, ils contrôlent tout au doigt et à l’œil, comme de bons cavaliers de manège, sans émotion.
 Et puis parfois, « ça » leur échappe. Les histoires deviennent des chevaux fous.
 Et les comédiens emportés dans le tourbillon de l’arène en oublient que les spectateurs ne sont pas le Petit Poucet et qu’ils ne sont pas bons à manger …

Le Théâtre est rencontre

L’arène est un chaudron où se mijote la rencontre de spectateurs et de comédiens.
 Cette assemblée provisoire, fragile, de gens qui imaginent et construisent ensemble.

Distribution
Avec Hadi Boudechice et Katy Deville
Scénographie Patrick Vindimian
Lumières Sébastien Boutry-Loubié
Costumes Nina Langhammer


DUO DODU

2000 – à partir de 3 ans

Mise en scène Katy Deville

C’est un duo entre une comédienne et une danseuse.
C’est une histoire de construction de maison avec des briques en carton.
 Ce n’est pas l’histoire des trois petits cochons mais cela pourrait y ressembler. 
C’est une histoire sans histoire mais avec un loup qui a fait beaucoup d’histoires.
 C’est un parcours poétique entre les mots et les gestes. 
C’est la découverte de l’univers de l’autre. 
C’est la rencontre entre la légèreté et la raison.
 C’est un endroit où elles aiment bien avoir (se faire) peur.
 C’est un moment plein de drôlerie et de plaisir.

Distribution
Chants Joëlle Driguez
Chorégraphie Louisa Amouche, Joëlle Driguez, Patricia Guannel
Objets Christian Carrignon
Avec Louisa Amouche ou Adriana Alosi ou Carole Errante, Joëlle Driguez ou Patricia Guannel
Scénographie Katy Deville
Lumières Paolo Cardona
Costumes Sophie Desbordes


MÉMOIRE DE MAMMOUTH

1998 – à partir de 12 ans

Mise en scène Katy Deville

Le préhistorien, éclairé par le feu des projecteurs, parle à des gens dans la pénombre du théâtre.
Il parle du premier brasier ; de la horde craintive réunie au tour de la première lumière de nuit : les yeux des chasseurs dans l’ombre écoutent le récit de la conquête du feu. Les corps se détendent, les esprits imaginent …
Le passé devient présent, c’est l’invention de la mémoire. Les petits devenus grands raconteront la même histoire à leurs petits devant le même brasier mille fois ravivé.
A cette date précise de 1998, dans ce théâtre-ci, l’homme qui raconte est l’aboutissement du long cheminement des mots de la légende. Il passe le relais à un spectateur inconnu dans le noir, qui ne sait pas encore que demain il portera le récit.
La parole et le feu sont des êtres singuliers. Ils vivent d’eux-mêmes : le feu se communique de branche en branche, la parole de bouche à oreille.
Les branches viennent à manquer, les oreilles se ferment, le feu se meurt, la parole s’éteint. Alors l’ombre se pose sur l’épaule des hommes. Il y a à redouter le silence.
Le préhistorien doit parler parce que c’est son métier d’homme que la parole ne meurt pas.
L’ Homme invente le feu il y a 450 000 ans.
Et pendant toute cette longue chaîne de 15 000 générations, il y a des enfants autour du feu, protégés de la nuit et du silence, qui écoutent le récit du feu. Le spectacle est l’un des récits de la 15 millième génération.
L’homme est au milieu d’un cercle de craie tracé au sol. Sur le pourtour sont disposés des papiers, des objets. Le cercle est une boussole, ou l’horloge de la nuit des temps, ou l’horloge du temps du spectacle … Un cercle magique, la machinerie du récit. Le savant de théâtre projette sur les murs des gravures de grotte. Son ombre gigantesque se transforme en bison. Il chante, comme il croit que les hommes chantaient devant leurs peintures. Il danse aussi, comme il suppose qu’ils dansaient. Et sa dignité en est toute rajeunie.
 La caverne comme lieu de la naissance de l’art.
 Le théâtre comme lieu de l’écriture naissante.
 Le théâtre est la grotte de nos peintures rupestres à nous. Que racontons-nous de cette boîte noire, qui renoue l’écoute ?

Christian Carrignon

Distribution
De et avec Christian Carrignon
Lumières Benoît Fincker

 


PETITES SENSATIONS

1996

Mise en scène Katy Deville

Parce qu’elle a tout oublié, une femme se fera exploratrice de ses territoires sensoriels, dans un laboratoire improvisé. Sous le regard intrigué des spectateurs, elle organisera des expériences gustatives, olfactives, tactiles, cherchera son corps d’enfant et au bout du compte se retrouvera entière.

Distribution
Avec Sabine Adjemi
Lumières Benoît Fincker
Graphisme et scénographie Isabelle Hervouët

 


PRESQUE TOUT L’UNIVERS

1996

Mise en scène Christian Carrignon

Ils sont sur un plateau nu, ils n’ont pas de costumes particuliers.
Les projecteurs sont à vue.

Il y a le technicien pour qui les choses ne marchent pas toujours comme elles devraient.
Il y a l’amoureuse qui rêve à l’amour, à l’amour parfait, comme d’autres rêvent au théâtre parfait.
Il y a le violoniste pour qui la perfection est le minimum exigé.
Il y a la chanteuse qui est prête à tout, l’Opéra ou la chansonnette pourvu qu’elle chante.

Ils sont assis, chacun sur leur chaise, un bagage pour le voyage à leur côté.
Puis ils mettent en place des scènes, des bouts de scène.
Ils chantent.
Ils sont eux-mêmes, n’interprètent pas un personnage en particulier. Ils peuvent être tour à tour Christophe Colomb, ou le roi, ou la reine, ou eux-mêmes.
Ils jouent les découvreurs, ceux qui inventent un nouveau spectacle …
Le journal de Christophe Colomb est le départ d’une nouvelle aventure.

Distribution
Avec Vincent Audat, Katy Deville, Guillaume Roy, Dominique Vissuzaine
Costumes Thérèse Angebault
Lumières Benoît Fincker


OPÉRATION JULES VERNE

1993

Mise en scène Christian Carrignon

« J’imagine un salon d’accueil chaleureux, des gravures au mur, des cartes … Un maître de maison entouré de livres , reçoit ses 40 invités avec égard, les scinde en 4 groupes, les disperse dans 4 lieux (le choix d’un petit public va créer un rapport intimiste, des connivences d’équipage embarqué).

Dans chacun des lieux (comme 4 éléments) je vais construire un monde avec ses lois et ses tourments, au fond de l’eau, au centre de la terre, juste assez grand pour 10 Robinsons … loin d’ici, libre comme Jules Verne. Chaque groupe va permuter d’un lieu à l’autre, tous les 1/4 d’heure et parcourir le spectacle dans un ordre bien à lui : faire le tour du monde en une heure. (…) »

Distribution
Avec Christian Carrignon, Marie-Josée Ordener, Eric Palmieri, Laurent Coulais, Sébastien Boutry, David Plat, Anne Chiummo, Thierry Gerber, Olivier Marie
Lumières Benoît Fincker


PETITES PEURS BLEUES

1991

Mise en scène Christian Carrignon

Distribution
Avec Claude Brousse


LE RENARD À LA FONTAINE

1985

Mise en scène et jeu Christian Carrignon

Ou comment Christian Carrignon revisite les Fables entouré d’objets.


SOUPCONS MAISON

1984

Mise en scène Katy Deville et Christian Carrignon

Un buffet, une enquête, des objets témoins d’une affaire mystérieuse.

Distribution
Avec Katy Deville et Christian Carrignon


CATALOGUE DE VOYAGE

1981 – spectacle familial

De et avec Christian Carrignon

Pendant une heure, un homme seul sur un tapis bleu, est entouré de valises.

Elles contiennent un fratras d’objets hétéroclites : ses souvenirs d’enfance. Mais ils ne sont plus vraiment fidèles à la réalité, trop de temps a passé. De ce court-circuit temporel naît un jeu qui, dans un délire où les séquences se télescopent sans logique apparente, progresse par association d’idées, par association d’objets.


FAUX DÉPART

1981

Mise en scène Katy Deville

Distribution
Lumières et décors L’Envers du décor


OPÉRA BOUFFE

1980 – tout public

Mise en scène Katy Deville et Christian Carrignon

1980 à Pau. Tous les matins nous traversons le marché pour aller répéter. Et ces étalages débordants de légumes, de couleurs, de parfums nous poussent vers un spectacle de théâtre d’objets périssables (mais tellement vivants !).

2000 à Marseille. Le spectacle dort dans sa malle. Il déménage avec nous plusieurs fois. La malle se renverse : tout est là. Il ne manque plus qu’un marché, une belle frisée, un fier céléri, une patate bien ronde pour le héros.

Un spectacle pour transmettre à deux comédiens notre plaisir du théâtre d’objet, comme si l’Opéra Bouffe était déjà « un classique »…. Pour le plaisir de repartir dans les petites salles, construire un théâtre de verdure qui sent le frais, pour petits et grands. Un opéra Bouffe de campagne.

Distribution
Jeu Magali Braconnot et Stephan Pastor